Quota pour les étudiants étrangers : l’UQAR craint une baisse des inscriptions
L'Université du Québec à Rimouski (UQAR) est épargnée par l'imposition de quotas par Québec qui réduit de 20 % les admissions pour les étudiants étrangers. Toutefois, l'université observe déjà une réduction de ses demandes d'admission en provenance de l'international, en raison des nombreux débats politiques entourant la réduction du nombre d'étudiants étrangers au pays. Le recteur François Deschênes estime que toute la médiatisation entourant les décisions politiques en matière d'immigration a eu un effet dissuasif pour bon nombre d'étudiants étrangers. Depuis que le ministre de l'Immigration, de la Francisation et de l’Intégration, Jean-François Roberge, a fait part de ses intentions au mois d'octobre en présentant son projet de loi 74 visant à réduire le nombre de certificats d'acceptation du Québec qui sont émis annuellement, toutes les universités québécoises et canadiennes souffrent d'un manque d'attractivité à l'international, selon M. Deschênes. L'UQAR est ouverte sur le monde. On a travaillé fort. On a bâti des résidences pour les accueillir, on souhaite que ça se poursuive. C'est ce qui fait craindre à l’université rimouskoise, qui possède des campus à Lévis et dans plusieurs villes de l’Est-du-Québec, une baisse des inscriptions pour l’année universitaire 2025-2026. Néanmoins, le recteur indique que son administration sera en mesure d'évaluer l'impact réel des quotas seulement en septembre prochain puisque les étudiants étrangers s'inscrivent officiellement à l'université, une fois qu'ils sont arrivés sur place. Une baisse des inscriptions pourrait avoir des conséquences financières Il mentionne par ailleurs que le nouveau quota imposé par Québec à l'UQAR, dont 16,8 % de la population étudiante provient de l’étranger, permet à l'établissement d'accueillir autant d'étudiants étrangers que cette année. Le recteur de l'Université du Québec à Rimouski, François Deschênes Photo : Radio-Canada / Lisa-Marie Bélanger Les institutions d’enseignement collégial sont aussi touchées par le plafonnement du nombre d’étudiants étrangers. L’imposition d’un plafond pour le nombre d’étudiants étrangers est en cours d’analyse dans les cégeps de la région qui traitent à l’heure actuelle les demandes d’admission pour la prochaine année scolaire. Au Bas-Saint-Laurent, le nombre d’étudiants étrangers varie d’un établissement à l’autre. Au Cégep de Matane, où le tiers de la population étudiante est originaire de l’étranger, la direction n’était pas disponible pour commenter la publication des quotas par le gouvernement du Québec. Au Cégep de Rimouski, le directeur des études, Kurt Vignola, avait anticipé l’imposition de quotas pour les étudiants étrangers. Le Cégep a donc concentré ses efforts de recrutement à l’étranger pour les programmes qui éprouvent des difficultés de recrutement. Le directeur des études au Cégep de Rimouski, Kurt Vignola Photo : Radio-Canada / Lisa-Marie Bélanger L’imposition de quota pour l’établissement collégial qui dénombre avec l’Institut maritime du Québec et le Centre matapédien d'études collégiales d'Amqui environ 160 étudiants étrangers suscite de l’incertitude. Pour la prochaine année scolaire, le Cégep de Rimouski ne pourra accueillir que 67 étudiants étrangers. Jusqu’à maintenant, l’établissement a reçu 105 demandes. Certains programmes du collégial dans le secteur de la santé et de l’éducation sont exclus de ces nouveaux quotas gouvernementaux. C’est le cas, notamment, de l’attestation d’études collégiales (AEC) d’intégration à la profession infirmière au Québec offerte par le Cégep de Rimouski. Avec la collaboration de Lisa-Marie BélangerOn peut présumer qu’on en aura moins, au final, l’année prochaine
, calcule le recteur.dramatiques
pour l’établissement universitaire, selon M. Deschênes, puisque la formule de financement des universités inclut des variables qui tiennent compte du nombre d’étudiants internationaux. Il y a donc du financement lié à leur présence, s’il y en a moins, on aura moins de financement
, explique-t-il.
Incertitudes dans les cégeps
On n’a aucune information dont la façon dont les plafonds ont été choisis. Je ne me souviens pas d’avoir une seule consultation pour nous demander des ordres de grandeur
, témoigne-t-il.
Ça vient ramener de la complexité et de l’incertitude dans ce qu’on va faire
, opine M. Vignola.
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